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Le marché immobilier en 2026 : ce qui change
Le marché immobilier en 2026 : ce qui change
Plusieurs mesures entrent en vigueur en 2026 et modifient le paysage immobilier belge. Acquéreurs, vendeurs, investisseurs et propriétaires sont concernés : fiscalité adaptée, primes à la rénovation revues, nouvelles obligations en matière d'énergie. La réglementation se complexifie, et la marge d'erreur se réduit. Voici les points d'attention, région par région.
En Wallonie
La réglementation wallonne mise fortement sur l'efficacité énergétique et la durabilité : normes renforcées pour les constructions neuves, avec une part obligatoire d'énergie renouvelable, et sortie progressive des systèmes de chauffage fossiles comme le mazout.
Les primes à la rénovation classiques cèdent peu à peu la place à des instruments de financement verts comme le Rénopack et le Rénoprêt.
Les conditions d'accès aux droits d'enregistrement réduits sont par ailleurs resserrées, et certains avantages fiscaux liés aux investissements immobiliers disparaissent.
En Flandre
Le taux réduit de 2 % de droits d'enregistrement pour l'achat d'une habitation propre et unique est maintenu, mais ses conditions se durcissent : à l'obligation d'y établir son domicile dans les trois ans s'ajoute celle de l'y maintenir pendant un an sans interruption. Les acquisitions en propriété démembrée, en usufruit et nue-propriété par exemple, ne bénéficient plus automatiquement du taux réduit ; le taux standard de 12 % s'applique alors. Une évolution à prendre en compte dans la structuration d'un achat, en particulier dans les dossiers familiaux ou patrimoniaux.
Du côté des primes, les conditions de la Mijn VerbouwPremie changent au 1er mars 2026 : les tranches de revenus supérieures n'ouvrent plus droit qu'aux primes pour pompes à chaleur, celles pour l'isolation et le vitrage disparaissant pour ces ménages. La Mijn VerbouwLening élargit ses réductions de taux pour les revenus modestes, tout en durcissant ses conditions. La prime E-peil de Fluvius est supprimée, tout comme la prime démolition-reconstruction pour les permis délivrés à partir du 1er janvier 2026.
Pour l'immobilier non résidentiel, bureaux, commerces et espaces professionnels, un certificat PEB valide devient obligatoire pour toute grande unité, indépendamment de sa superficie et de toute transaction. Les bâtiments de plus de vingt emplacements de parking doivent en outre répondre à des exigences renforcées en matière de bornes de recharge.
Les perspectives de marché
L'année devrait être marquée par une plus grande stabilité. Les taux hypothécaires évolueraient entre 3,5 % et 4,5 %, offrant davantage de prévisibilité dans les plans de financement. Les prix connaîtraient une hausse modérée, de 1,5 % à 3,5 % en moyenne, selon la localisation, le type de bien et sa performance énergétique.
Les écarts régionaux restent importants, et le certificat PEB pèse de plus en plus lourd dans la valeur comme dans la facilité de vente. Pour les acquéreurs, cela signifie un marché moins tendu, avec plus de marge de négociation.
Des mesures annoncées, pas encore confirmées
D'autres mesures pourraient être adoptées courant 2026, dont la suppression de certaines primes liées au label énergétique. Rien n'est encore inscrit dans la réglementation, mais mieux vaut en tenir compte dans ses projets d'investissement ou de rénovation.
En conclusion
Vendre ou acheter en 2026 suppose de naviguer dans un cadre plus strict, plus technique et juridiquement plus sensible. Le rôle de l'agent immobilier évolue : moins intermédiaire, davantage guide et conseiller.
Chez Hillewaere, nous associons connaissance du marché et expertise juridique et technique, pour que chaque dossier soit correctement préparé dans un contexte de plus en plus complexe.